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Fin 1934, Disney réunit son équipe et lui raconta « sa » version du célèbre conte de Blanche-Neige, sans leur dire au préalable pourquoi. Enfin seulement, quand il arriva à la fin de son récit, il conclut : « Messieurs, voilà notre premier long-métrage d’animation. ». Pendant 3 longues années, Disney et ses artistes travaillent comme des fous, jusqu’à la sortie du film en 1937. Ses résultats dépassent toutes les espérances de Disney qui récupère amplement ce qu’il avait risqué dans le projet.


Il n’empêche, le film comporte quand on le visionne aujourd’hui de nombreuses lacunes d’un point de vue scénarsitique. D’abord, notons un oubli de taille : à aucun moment de l’histoire, curieusement, la princesse n’apprend que la vieille sorcière et sa diabolique marâtre ne faisaient qu’une. Étrange… Le Prince Charmant, lui, est évacué dès le début du film après la scène du balcon et de la fontaine ; on apprendra à la fin par un texte qu’il « cherchait depuis ce temps-là sa bien-aimée ». C’est incontestablement une facilité auquel les studios n’auraient d’ailleurs pas eu recours si ils n’avaient pas éprouvé de grandes difficultés à animer le Prince. Enfin, le merveilleux personnage de la Reine-Sorcière possède un défaut crucial : sa quête réside dans le fait de « devenir la plus belle sur Terre ». Alors pourquoi toute cette débauche de sortilèges pour s’enlaidir ? N’aurait-elle pas pu plus simplement se déguiser, au lieu de risquer sa beauté dont elle est si fière ? Nous frisons le gag lorsque devenue une repoussante vieille femme, elle crie, victorieuse : « Ça y est ! Je suis la plus belle sur Terre ! ». De plus, si la scène sensée représenter sa mort est tout à fait remarquable, elle a le défaut d’empêcher la réutilisation de ce personnage pourtant riche de nombreuses possibilités… Notons qu’à ces deux derniers problèmes, des auteurs de bandes dessinées Disney trouveront plus une solution qui fait d’une pierre deux coups : l’éclair qui l’a frappée a fait rater le sortilège, et elle devra rester laide pour l’éternité. Ne pouvant pas se présenter dans un tel état au Château (on ne la reconnaîtrait pas), elle laisse donc le trône libre pour Blanche-Neige et son prince. Ce qui ne l’empêche pas de continuer de pratiquer la sorcellerie au détriment des nains ou de tout autres personnages dans des histoires ultérieures.


Il faut aussi savoir que contrairement à une idée reçue, Blanche-Neige et les Sept Nains, version Disney, n’est pas le premier long-métrage d’animation de l’Histoire, mais seulement le premier long-métrage d’animation sonore en couleurs (le tout-premier long-métrage d’animation étant un film muet en noir et blanc El Apòstol sorti en 1917). Deux longs-métrages respectivement espagnol et italiens sortirons par la suite ; mais en réalisant Blanche-Neige, il semble que Disney n’ait pas eu connaissance de ses films.


Malgré tous ces travers, Blanche-Neige et les Sept Nains reste un film sympathique, sans vraiment faire le poids devant les productions ultérieures du studio Disney.

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