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Sorti en 1970, Les Aristochats est un des grands films de Disney. Suivant directement le tout aussi excellent Le Livre de la Jungle, le film possède des qualités trés similaires: une musique superbe et des personnages truculents.

D'ailleurs, les publicitaires ne s'y trompent pas: ce sont précisément ces qualités qui furent mises à l'honneur sur l'affiche du film: l'inscription A tune-filled animated extravaganza (un film extravagant plein de mélodies) surmonte une petite galerie non-exhaustive de personnages, d'ailleurs assez critiquable: le Chat Chinois, simple personnage secondaire dans la scène de Scat Cat, est ainsi présent, alors que son patron Scat Cat, de même que le Méchant du film, Edgar, est absent.

Une autre des caractéristiques communes entre Le Livre de la Jungle et Les Aristochats est… l'exotisme. Ça ne parait peut-être pas évident au premier abord, surtout pour nous autres français: mais pour des Américains des années 70, la France de 1900 est trés dépaysante (avouons-le: pour des français des années 2010 aussi) et trés agréable.

Encore une autre des caractéristiques communes: un personnage. Certes, graphiquement, Thomas O'Malley et Baloo n'ont pas grand chose en commun, mais ils ont le même doubleur (Phil Harris), qui prend la même tonalité de voix. D'ailleurs, Thomas et Baloo ont également des personnalités proches. Certains ont vu dans cette ressemblance les premiers signes d'un prétendu "marasme artistique" des studios Disney dans les années 70.

Néanmoins, Les Aristochats n'est pas une transposition telle quelle de l'univers du Livre de la Jungle dans le Paris de 1900: il y a tout de même de nombreuses différences. Certes, les synopsis des deux films présentent cette similitude: dans les deux cas, les personnages centraux (Duchesse et ses chatons/Mowgli) vont vers la ville aidés par le personnage doublé par Phil Harris (Thomas O'Malley/Baloo), et croisent sur le chemin plusieurs animaux ridicules qui leurs sont plus ou moins utiles (Amelia et Amélie Jacasse; Napoléon et La Fayette; l'oncle Waldo; les Scats Cats/Bagheera; le Roi Louie; les Vautours). Mais la raison et les circonstances de ce retour sont trés différentes: la Ville où se rend Duchesse est son lieu de naissance dont le méchant Edgar l'a éloignée, et elle souhaite ardemment y retourner, alors que Mowgli est obligé par Bagheera et les Loups à revenir au village qu'il a quitté alors qu'il n'avait pas trois mois, et veut rester dans la jungle.

Autre divergence, Les Aristochats comprend un grand nombre de personnages humains, là où le seul du premier film était Mowgli (à l'exception de Shanti qui n'apparait qu'une minute ou deux à la fin). Adélaïde de Bonnefamille attire immédiatement la sympathie: mondaine vieillie, mais non déchue, elle garde encore en elle toute une grâce que ses nombreuses rides ne peuvent cacher. Cette superbe second-rôle est courtisée depuis 80 ans par le notaire George Hautecours, qui s'il porte lui aussi le poids des ans est resté vif et trés actif. Edgar, qui n'a pas la moitié de l'âge de sa patronne alors qu'il grisonne déjà, est le Méchant du film. Il se caractérise principalement par le fait qu'il n'a jamais l'air dangereux: c'est un méchant ridicule. Il nuit plus par chance que par malice, tant ses plans sont hasardeux et surtout mal mis en œuvre: ce qui n'empêche pas Edgar de rester jusqu'au bout fier de lui.

Film superbe et trop méconnu, Les Aristochats est un redécouvrir.

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